Colloque ART-VISION-CERVEAU
ARTICLE DE PRESSE NICE-MATIN _5 décembre1991
Rendez-vous est pris, déjà, pour de prochaines rencontres
Quatre cents personnes au moins, et sans doute bien davantage encore, participèrent
aux récents débats du Colloque « Art-Vision-Cerveau au château.
Le président de l’association des Amis de l’Art Concret, grand amateur d’art
et de médecine, sut parfaitement avec toute son équipe et notamment Jean-Pierre
POLYDOR, meneur de jeu enthousiaste, mettre à l’aise ses invités et, à la
très grande tenue des échanges ajouter une très sympathique note de convivialité.
Une dernière table ronde tenta de faire ,à chaud, la première synthèse de
ces journées, de « transcender le tumulte » selon le mot de Jean
FORNERIS, conservateur du Musée des Beaux-Arts de Nice : tumulte des
idées, des envies, des modes, des goûts au delà des époques, des craintes
aussi quand « les musées, institution de substitution après les églises
et les hôtels de ville, risquent de devenir des supermarchés de l’art »
selon la remarque de Christian LOUBET, ou des « parcs zoologiques »
ainsi que, pince-sans-rire à l’humour décapant, le stigmatise Ed WIJNEN, professeur
de l’histoire de l’art, qui condamne les excès du scientisme dans l’analyse.
Emotion et langage
Pour Roger VIGOUROUX, neurologue, « l’art peut aider le médecin à comprendre
le fonctionnement du cerveau » ou plutôt les relations complexes entre
les deux lobes, à droite l’émotion, à gauche le la gage ». Il est intensification
du monde le plus banal nous entourant » ajoute FORNERIS, « profonde
signification du symbole dans sa
tradition » selon le psychanalyste Daniel ALBEROLA, et encore « vision,
prévision » comme le montra le docteur Pierre MARTIN.
Comment conclure quand il n’y a pas de conclusion, mais simplement constat
d’un pas de plus dans la compréhension des œuvres et des hommes qui les ont
produites comme dans la fraternités entre les artistes et ceux qui les admirent
en tentant de décrypter, avec respect, un message aux multiples clefs.